jeudi 29 septembre 2011
Is This Power
The Field: Is This Power (2011) on Kompakt
Depuis quelques temps, je me contentais du minimum syndical pour légender la bande-son d'une vie paisiblement tiède. Mais là, en écoutant cet album et ce morceau en particulier, j'ai senti rejaillir en moi le feu sacré.
Ce truc de presque 10mn me rend dingue et vrille mes neurones dopaminergiques depuis presque une semaine, m'arrachant des larmes de bonheur incontrôlées en faisant sourdre des images sublimement subliminales.
La première moitié déploie un Dub cosmique emporté par une nappe addictive sortie toute droit d'un Born Slippy anesthésié (pour ceux qui comme moi en 96 prenaient déjà de la drogue avant qu'on fasse un film sur la drogue).
Puis à 4'40", la nappe s'envole et une basse élégiaque vient ponctuer ce qui ressemble à un état de grâce, un instant irréel suspendu entre deux irradiations soniques.
Enfin, à 6'30", après une lente montée orgasmique, le grand sorcier suédois remet la nappe pour nous servir un final halluciné, une apocalypse discoïsée, un champ paradisiaque pour clubbers infernaux.
Je n'avais plus ressenti une telle jouissance si insidieusement endogène depuis le It's A Feedelity Affair de Lindstrom en 2006 et, plus loin dans le temps, le Plans & Designs de Faze Action en 97.
Ce mec ouvre un nouveau champ d'horizon à un style dont l'avenir s'assombrissait, un champ qui sera définitivement magnétique et qui battra à 120 pulsations/minute, gravé dans des sillons qui nous hypnotiserons pour toujours à 33 rotations/minute.
