dimanche 2 octobre 2011
Venice Beach California
Joël Séria est surtout connu pour être le réalisateur des Galettes de Pont Aven (1975) et de Comme la lune (1977). Mais c'est aussi un romancier et son dernier roman est bien aux antipodes de ses heures de gloires cinématographiques. Ici on est plus proche du rêve américain de chez Wim Wenders et du Hollywood corrompu cher à James Ellroy.
Un réalisateur français part tenter sa chance à Los Angeles dans les années 70 car un producteur américain souhaite lui racheter l'un de ses films. Rapidement, on lui propose de travailler pour les studios locaux et la gloire s'ouvre à lui. Mais évidemment, le rêve va progressivement se transformer en cauchemar et il va découvrir peu à peu les rouages viciés de l'industrie cinématographique.
C'est écrit de manière un peu naïve, mais on y retrouve justement la naïveté du français qui débarque en Californie plein de poudre aux yeux et d'espoirs fous, comme en témoigne le premier paragraphe du livre:
Je roule sur Ocean Avenue et je me dis que plus jamais ma vie ne sera comme avant. J'ai quarante-deux ans, je suis cinéaste, j'ai sept longs métrages à mon actif et je suis à Los Angeles, la cité du cinéma.
